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"Une nation fatiguée de longs débats consent volontiers qu'on la dupe, pourvu qu'on la repose, et l'histoire nous apprend qu'il suffit alors pour la contenter de ramasser dans tout, un certain nombre d'hommes obscurs ou dépendants et de leur faire  jouer devant elle le rôle d'une assemblée politique, moyennant salaire." Alexis de Tocqueville (1805-1859)

L'Antre du Caméléon

October 13

Jean Charest, encanteur des services publics québécois

MCN21 exige le congédiement immédiat de Thierry Vandal et une enquête publique pour raisons économiques

MONTRÉAL, le 9 oct. /CNW Telbec/ - 5 ans après avoir gagné la bataille du Suroît où le gouvernement Charest avait contredit son propre programme en autorisant deux projets de centrales au gaz naturel, que pouvons-nous retenir de la gestion d'Hydro-Québec sous MM. André Caillé, Thierry Vandal et Jean Charest?

1. Payer pour ne pas produire à Bécancour

MM. André Caillé et Thierry Vandal ont caché aux Québécois la possibilité de transformer la centrale publique TAG, au coût de $120 millions plutôt que de faire construire juste à côté la centrale privée au gaz naturel de Bécancour appartenant à Trans-Canada Energy. La centrale TAG, construite en 1993 avec des fonds publics, ne sert que de 30 à 40 heures par an. La centrale privée de Bécancour étant maintenant fermée au moins jusqu'en 2013 à cause des surplus d'électricité, nous devrons payer au moins $1 milliard en compensation à TCE pour qu'elle N'EN PRODUISE PAS!

Dans un même temps, Hydro-Québec vendait ses parts (43 %) de Gaz Métro à SNC-Lavallin, la Caisse de Dépôt et le Fonds de solidarité 5 jours avant d'autoriser la construction de la centrale de Bécancour. construite par SNC-Lavallin et approvisionnée par Gaz Métro. Le président de Gaz Métro de l'époque, M. Robert Tessier, est aujourd'hui président du conseil d'administration de la Caisse de Dépôt.

Et dire que M. Caillé voulait construire 12 centrales au gaz naturel au Québec...

2. Éolien ou gaz?

En 2004, alors président d'Hydro-Québec Production, M. Thierry Vandal défendait bec et ongles le gaz et disait de l'énergie éolienne qu'elle ne pouvait fonctionner dans notre climat. Ayant par la suite accédé au trône d'H-Q, il affirmait maintenant croire en l'éolien depuis des années...

3. Une offre de Siemens refusée et cachée

En 2005, MM. Thierry Vandal et Jean Charest refusaient l'offre de partenariat de développement éolien avec Siemens, laquelle proposait d'investir un minimum de $4 milliards, de créer au moins 2500 emplois permanents et d'apporter une expertise québécoise à l'IREQ. Nous apprendrons plus tard, grâce à une fuite dans les médias, la teneur de cette offre que le gouvernement et Hydro-Québec s'étaient bien gardés de rendre publique.

4. Privatisation de l'expertise

Puisqu'Hydro-Québec n'avait pas d'expertise en éolien, M. Thierry Vandal affirmait qu'il en laisserait le développement à des entreprises qui s'y connaissaient. Ainsi, M. Vandal accordait près de 1000 MW d'éolien à Électricité de France (EDF) une société d'état étrangère qui ne possède AUCUNE expertise en la matière. Cette société va donc venir développer son expertise chez nous en nous revendant notre propre vent...

Il est tout aussi incroyable que cet ancien vice-président de Gaz Métropolitain devenu président de H-Q accorde une partie d'un contrat de 275 MW d'éolien à Gaz Métro qui n'a non plus AUCUNE expertise en éolien.

5. Privatisation des droits d'exploration au Québec

En 2007, le gouvernement du Québec démantelait Hydro-Québec gaz et pétrole, dissout la Société québécoise d'initiatives pétrolières et cédait GRATUITEMENT tous les droits d'exploration d'H-Q au Québec à Pétrolia, Gastem et Junex, lesquels ont vite cédé des parts majoritaires de ces droits à des firmes étrangères comme Forest Oil (USA), Pilatus (Suisse) et Corridor ressources. Junex a alors embauché M. André Caillé comme lobbyiste...

Lors du dernier budget, la seule initiative notable liée à l'énergie aura été de leur offrir des crédits d'impôt... et notre gouvernement s'apprête de plus à changer sa réglementation afin que ces compagnies étrangères puissent venir exploiter nos ressources à leur guise.

6. Le vrai prix du nucléaire

M. Thierry Vandal ne dit pas la vérité lorsqu'il affirme que la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly 2 ne coûtera au final que $2 milliards. Tous les projets nucléaires ont des dépassements de coûts qui vont du triple au quadruple. Il nous a cependant appris que contrairement au Nouveau-Brunswick, NOUS paierons pour tout dépassement de coût.

De quel droit MM. Thierry Vandal et Jean Charest peuvent-ils refuser tout débat public sur un projet de plusieurs milliards de dollars?

7. Le Plan Nord n'existe pas

Le fameux Plan Nord sur lequel M. Thierry Vandal base sa stratégie énergétique n'existe pas. À tel point que, lorsque des citoyens ont demandé à des fonctionnaires d'obtenir copie de ce plan, ceux-ci les ont référés au site Internet, partisan, du PLQ.

8. L'éolien pratiquement absent de la stratégie énergétique

Dans sa stratégie énergétique, il est écrit qu'H-Q ne développera d'ici 25 ans que 300 MW d'éolien. Il est pourtant établi que l'énergie éolienne coûte et coûtera de moins en moins cher, à l'inverse de l'hydroélectricité. De l'aveu même d'H-Q, l'énergie éolienne pollue moins et émet moins de gaz à effet de serre que l'hydroélectricité et pourtant H-Q compte aller de l'avant avec 3000 nouveaux mégawatts d'hydroélectricité.

9. Produire à perte, consciemment

Le gouvernement nous a annoncé en juin 2009 que nous exporterons l'électricité produite par la centrale de La Romaine À PERTE. Et on s'apprête à harnacher d'autres rivières?

10. Le bien commun de tous les Québécois

MAIS LE PLUS IMPORTANT est que cette extraordinaire institution qu'est H-Q a pris son envol suite à une élection référendaire en 1962 lorsqu'on décida de nationaliser l'électricité pour le bien commun de tous les Québécois. H-Q a depuis été détournée pour le profit d'intérêts particuliers.

De quelle autorité MM. Jean Charest et Thierry Vandal s'arrogent-ils le droit de re-privatiser NOTRE énergie ? Comment la ministre Mme Nathalie Normandeau peut-elle réitérer sa confiance en M. Vandal? Serait-ce parce que son gouvernement est d'accord ou même est derrière ses actions répréhensibles?

Et comment le Parti libéral du Québec peut-il rester silencieux devant la destruction par M. Jean Charest de l'héritage de MM. Jean Lesage et René Lévesque?

Nous pouvons aussi déplorer le fait que le développement des énergies vertes telles que le solaire, la géothermie, le biogaz et la voiture électrique ne fassent pratiquement pas partie de la stratégie d'H-Q. Et que dire des désastres de Rabaska et Cacouna ou du fait que l'indépendance aux énergies fossiles ne soit même pas abordée.

Mais c'est d'abord pour toutes ces raisons ÉCONOMIQUES - en plus des raisons écologiques - que nous demandons le congédiement immédiat de M. Thierry Vandal et une enquête publique afin que ce joyau qu'est Hydro-Québec puisse revenir à son propriétaire légitime : le peuple québécois.

Renseignements: Daniel Breton, (514) 799-3553, daniel.breton@mcn21.org
October 02

La mafia libérale en graphique

On pourrait ajouter à ce graphique les liens du ministre Béchard avec le Fonds de Solidarié de la FTQ (Béchard en a été le PDG de 1997 à 2001) et avec Tony D'accurso.

On pourrait aussi développer le coin inférieur droit en y intégrant l'information récente sur le scandale des compteurs d'eau à Montréal; Tremblay étant un ancien ministre libéral... et BPR et ses liens avec le monde municipal libéral en général et Jean D'Amour (nouveau député libéral de Rivière-du-Loup) en particulier.

MIse è jour du 16 octobre: Lino Zambito aurait fait pressions sur les conseillers municipaux de Boisbriand pour éviter des élections. Surprise, M. Zambito figure sur la liste des généreux donateurs au PLQ l'an passé (3000$, le maximum autorisé par le DGEQ).

Et voilà qu'on peut maintenant relier Benoît Labonté à Paul Martin: Labonté est l'ancien chef de cabine de ce dernier.

Et alouette...

Vous êtes pas tannés de vous faire fourrer par des bandits?





Le graphique en haute résolution




Pas facile, hein mon Denis?

Le Canada made in Toronto
Lise Payette
Le Devoir
vendredi 2 octobre 2009


Denis Coderre vient de comprendre comment ça marche. Il lui a fallu du temps et il aura fallu que Toronto lui rentre l’ego dans la bande pour qu’il comprenne. La relation Canada-Québec était tout entière étalée au grand jour dans l’accrochage qui a eu lieu au coeur même du Parti libéral du Canada cette semaine. La succursale du Québec a pris son trou.

Ce n’est pas la première fois que ça se produit et ça ne sera pas la dernière. Quand j’entends Jean Charest affirmer que le Québec va parler haut et fort à la grande rencontre des pays sur l’environnement, qui aura lieu en décembre prochain, malgré le fait que le Canada lui ait bien fait comprendre qu’il n’allait parler que d’une seule voix canadienne, comme d’habitude, je pouffe de rire.

Je me souviens avoir assisté, comme ministre, à la rencontre internationale des femmes, à la mi-temps de la décennie des femmes décrétée par l’ONU, à Copenhague, et de m’être fait dire par le ministre canadien qu’il serait le seul à prendre la parole, malgré le fait que le Québec avait un bilan bien plus intéressant à présenter que le Canada dans le dossier des femmes. Niet. Pas question.

Le Canada a donc été le seul pays représenté, par un homme cette fois-là. Un homme qui n’avait pas grand-chose à dire, car le Canada n’a jamais été à l’avant-garde de l’émancipation des femmes. Tous les autres pays avaient donné la parole aux femmes. Pas le Canada. Le Québec a été muet. Je devrais plutôt dire muselé. Muselé par sa situation de province dans un pays qui considère le Québec comme un boulet.

Denis Coderre doit lire absolument le livre dont Chantal Hébert a recommandé la lecture dans une chronique du Devoir récemment. Le livre de l’économiste Brian Lee Crowley a pour titre Fearful Symmetry : The Fall and Rise of Canada’s Founding Values. Il n’a pas encore été traduit et c’est bien dommage, car s’il existait en français, il deviendrait le livre de chevet de tout Québécois qui se respecte.

Le message de M. Crowley n’est pas nouveau pour moi, car il y a trente ans que j’affirme ce qu’il vient de découvrir. Que le Québec, avec ses revendications, son originalité, son désir de liberté, sa créativité, sa langue et sa culture, empêche les Canadiens de se faire le pays qu’ils souhaitent : un pays conservateur dans ses valeurs, puritain dans sa morale, et fort sur le « law and order » qui lui sert de colonne vertébrale.

Je suis aussi de plus en plus convaincue que si les Québécois ne se décident pas bientôt à assumer leur pleine souveraineté, ils vont se faire « mettre à la porte » par le reste du Canada comme on chasse un grand enfant turbulent dont on ne veut plus à la maison. Tout le propos de M. Crowley va dans ce sens. Et son livre arrive à point pour conforter un bon nombre de Canadiens dans leur désir de dompter le Québec, de le faire taire et de se débarrasser de cette bande de petits fraudeurs en puissance qui ne sont pas très travailleurs et qui attendent la charité du reste du Canada. Bon débarras. C’est ce qu’ils vont dire.

Denis Coderre vient de se faire marcher sur les pieds par Toronto. Peut-être vient-il de prendre la vraie mesure de Michael Ignatieff en même temps. Peut-être vient-il de comprendre comment fonctionne la relation Canada-Québec quand il s’agit de déterminer qui aura le pouvoir. Dans ce qu’on appelle « l’union canadienne », il paraît évident que le pouvoir est toujours au même endroit. Toronto n’a jamais dit son dernier mot.

Denis Coderre et son entourage ont au moins eu la fierté de réagir. Ils ont manifesté leur mécontentement et souligné le mépris dont ils venaient d’être les victimes, ce qui est un geste courageux dans les circonstances. Le problème, c’est qu’ils vont probablement réintégrer leurs fonctions dès que la crise sera passée en s’imaginant qu’ils ont changé le monde par leur dénonciation. C’est peu probable qu’ils aient le courage d’aller au bout de leur raisonnement.

Aux prochaines élections, qu’elles arrivent la semaine prochaine ou plus tard, j’ai toujours l’intention de voter Bloc parce qu’il n’est pas question que j’appuie la grande soif de pouvoir de Toronto, ni un parti qui prend ses ordres de Toronto. Je ne partage pas l’opinion de ceux qui prêchent qu’il faut réintégrer les grands partis canadiens pour y avoir une voix. Je pense exactement le contraire. La seule voix que nous ayons, c’est quand nous parlons nous-mêmes. Notre parole confiée au Canada sur la scène internationale, c’est de la bouillie pour les chats.

Peut-être faudrait-il avoir le courage de se dire que le Canada ne nous aime pas, que nous sommes vraiment un boulet pour ces braves gens qui rêvent d’un beau grand pays très tranquille, pour ne pas dire « plate », et que nous ternissons l’image qu’ils veulent projeter d’eux-mêmes dans le monde. Cela nous aiderait peut-être à partir la tête haute plutôt que d’attendre le coup de pied au derrière final.



Source
http://www.ledevoir.com/2009/10/02/269726.html

Bloc patrimonial d'Hydro-Québec, une richesse collective à protéger

Augmentation des tarifs d’Hydro-Québec - Une mesure inefficace et inéquitable


Si l’on en croit le discours tenu cette semaine par les dirigeants politiques, on pourrait penser que le Québec est au bord de la catastrophe budgétaire et que seule une hausse des tarifs d’Hydro-Québec et de l’ensemble des services publics pourrait lui faire éviter le pire. Cette rhétorique cache une volonté de transférer le poids de la fiscalité des contribuables aisés vers la classe moyenne et les plus pauvres.

L’affirmation selon laquelle le gouvernement québécois ne disposerait d’aucune marge de manoeuvre budgétaire s’avère une demi-vérité. Le déficit appréhendé cette année ne provient pas uniquement d’une chute de revenus soudaine causée par la récession. Il provient bien davantage du fait que, depuis l’an 2000, les différents gouvernements à Québec ont renoncé à près de 10 milliards de revenus en accordant des réductions d’impôts aux particuliers les plus aisés.

Fiscalité québécoise

Il est étrange que le gouvernement actuel s’étonne de ne pas disposer des moyens nécessaires pour remplir ses différentes missions sociales. Il est encore plus étrange que celui-ci souhaite récupérer, au moyen de tarifs, ce à quoi il avait renoncé avec ses baisses d’impôt. Ainsi, le gouvernement vise à remplacer l’imposition directe, qui est progressive, par un système régressif de tarification. Le principe de progressivité de l’impôt s’appuie sur l’idée que la contribution fiscale doit augmenter en fonction du niveau des revenus des contribuables. Les tarifs, eux, s’appliquent à tous de la même façon, sans égard à la capacité de payer des agents économiques.

Le gouvernement libéral de Jean Charest, poursuivant l’oeuvre entamée en 1996 par Lucien Bouchard et son projet de déficit zéro, compte démanteler les mécanismes de redistribution de la richesse sous prétexte de stimuler la « compétitivité » économique en créant un « environnement fiscal concurrentiel », c’est-à-dire en réduisant les contributions exigées des grandes industries et des investisseurs nantis. Le gouvernement s’en remet donc aux particuliers, qu’il entend ponctionner à l’aide de tarifs, notamment en augmentant le prix de l’électricité.

Mesure inéquitable

Pour justifier sa décision d’augmenter les tarifs électriques, le gouvernement invoque fallacieusement la justice sociale et l’efficacité énergétique.

Or, en premier lieu, il est faux de prétendre que les bas tarifs sont des subventions aux plus fortunés puisque la consommation d’électricité n’augmente que marginalement avec l’accroissement des revenus des ménages. Ainsi, selon des données fournies par Hydro-Québec à la Régie de l’énergie, une famille gagnant 32 000 $ par année paiera une facture globale d’électricité de 1200 $, ce qui représente près de 4 % de ses revenus. De leur côté, le 10 % des ménages les plus riches consomment à peine plus de 2000 $ d’électricité par année, ce qui ne représente que 1,2 % de leur revenu. Immanquablement, une augmentation des tarifs affecterait plus les ménages à faible revenu ou ceux de la classe moyenne que les ménages aisés.

Environnement

Le deuxième argument pour l’augmentation des tarifs s’avère aussi inexact que le premier. Les tarifs d’électricité de la catégorie domestique sont divisés en deux paliers. Le premier correspond à la consommation de base pour une famille moyenne, et le reste est facturé au deuxième palier à un prix légèrement plus élevé. Or, malgré une augmentation des tarifs, les besoins de base restent les mêmes.

Les estimations de l’élasticité-prix de l’électricité dans un pays nordique indiquent qu’une hausse de 10 % des tarifs n’entraînerait qu’une baisse de 2 à 4 % de la consommation. C’est donc dire que les bénéfices environnementaux marginaux de cette mesure ne sauraient compenser les inégalités socio-économiques qu’elle provoquerait.

Les économies réalisables auprès des consommateurs domestiques sont minimes comparativement à ce qui pourrait être obtenu en mettant l’accent sur les tarifs offerts aux entreprises, notamment à travers les contrats confidentiels signés avec les très grands consommateurs industriels.

Augmenter les impôts plutôt que les tarifs

Pour combler le déficit actuel des finances publiques, l’augmentation des tarifs d’Hydro-Québec s’avère une solution inéquitable sur le plan social, inefficace sur le plan environnemental et inadéquate quant aux finances publiques. Pour augmenter substantiellement les revenus de l’État tout en respectant les principes de justice sociale chers aux Québécois, une révision à la hausse des contributions fiscales exigées des plus fortunés et des grandes entreprises doit être préconisée.

À l’opposé, la motivation profonde du gouvernement semble plutôt être la maximisation de la rentabilité d’Hydro-Québec, un moyen de rendre la société d’État plus attrayante encore dans une éventuelle perspective de privatisation. En prétendant maintenir les services publics grâce à l’augmentation des tarifs, le gouvernement procède en fait à une restructuration pernicieuse de leur mode de financement. Celle-ci mine les principes d’équité et d’universalité qui assurent que les risques inhérents au vivre-ensemble sont assumés collectivement.

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Ève-Lyne Couturier et Philippe Hurteau, Chercheurs à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)



February 15

Nous sommes prêts... à n'importe quoi pour nous faire réélire

Quels hypocrites!
 
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Aires protégées

Québec se plie aux normes internationales

Le ministre de l'Environnement du Québec, Claude Béchard, a annoncé, ce matin, que Québec hausserait la superficie consacrée aux aires protégées.

Ce faisant, le gouvernement indique qu'il se conforme désormais aux normes internationales beaucoup plus strictes en la matière.

En acceptant ces normes internationales, le ministre Béchard limite à 4,8% la proportion du territoire qui sera protégé, et non à 8% comme il avait promis de le faire.

Un registre des aires protégées sera également mis sur pied pour se conformer à la Loi sur la protection du Patrimoine naturel, adoptée en 1999.

Sur l'île d'Anticosti, où des coupes de bois se font à une échelle industrielle, une partie du territoire sera dézonée pour ne conserver que son Parc national et deux réserves de biodiversité.

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Bel effort pour tenter de se racheter pour la vente du Mont Orford... Les libéraux ne bougent jamais que dans les 6 mois précédant les élections. Souvenez-vous en le 26 mars

L'utilité du Bloc...

Le génie de Stephen Harper
Bernard Desgagné
Tribune libre de www.vigile.net
jeudi 15 février 2007


La motion sur la nation québécoise et les billets verts d’Ottawa pour l’environnement seraient des coups de génie. Stephen Harper et ses stratèges seraient en train de couper l’herbe sous le pied du Bloc québécois en lui enlevant des raisons de dénigrer le fédéralisme. Voilà ce que nous disent de nombreux chroniqueurs politiques patentés ces jours-ci. Mais d’où vient donc ce génie qu’ils attribuent soudainement à Stephen Harper, un politicien qu’ils jugeaient terne il y a quelques mois ?

Le génie de Stephen Harper lui vient du mouvement indépendantiste québécois. Sans le PQ et le Bloc, les conservateurs n’auraient jamais reconnu que les Québécois forment une nation. Ils n’auraient jamais admis l’existence du déséquilibre fiscal. Jean Charest a dû prévenir son ami Harper : ou bien vous négociez avec moi quelques concessions, ou bien vous négociez la sécession avec Boisclair et Duceppe. Ne soyons pas dupes. Jean Charest n’obtiendrait rien d’Ottawa si ce n’était du Bloc. Stephen Harper ne verserait pas un sou pour l’environnement s’il ne convoitait pas les circonscriptions bloquistes. Les conservateurs, amis des grandes pétrolières, feraient comme les 74 députés libéraux québécois de Trudeau lorsqu’ils ont adopté la Loi constitutionnelle de 1982 : ils se ficheraient éperdument du Québec.

Voilà pour la prétendue impuissance du Bloc québécois, véritable litanie des conservateurs. Ce n’est pas le Bloc qui est impuissant, mais le Québec lorsqu’il n’a pas le courage de ses aspirations et qu’il envoie à Ottawa des valets d’une autre nation.

Bernard Desgagné

Gatineau

February 12

Provocation fédéraliste

Le choix du 15 février est un outrage
En 1839, le 15 février justement, des patriotes québécois ont été pendus par les soldats de Sa Majesté
Bernard Desgagné - Tribune libre de Vigile, lundi 12 février 2007

Monsieur Stephen Harper
Premier ministre du Canada

Monsieur,

Ma femme, qui est enseignante, vient de trouver dans la salle du personnel de son école primaire une lettre de votre part invitant les Canadiens à fêter le drapeau du Canada le 15 février. Vous devenez ainsi le digne héritier du Sheila Copps, qui incitait les Canadiens à brandir l’unifolié à la face du monde et surtout en pleine face des Québécois.

J’aimerais que vous sachiez jusqu’à quel point le choix de la date du 15 février est un outrage pour moi et pour nombre d’autres Québécois. En effet, comme vous le savez sans doute, les Québécois n’ont jamais choisi librement d’adhérer à la fédération canadienne, que représente votre drapeau. Ils ne peuvent donc pas y voir un symbole de démocratie comme vous le souhaiteriez. En 1867, la fédération a été fondée par un groupe de députés élus au vote censitaire des hommes, c’est-à-dire moins de 10 % de la population. Ces députés n’avaient aucunement demandé le mandat de négocier le pacte fédératif lors des élections précédentes. Qui plus est, le vote de l’assemblée législative visant à avaliser le pacte a été serré au Canada de l’Est (nom que l’on donnait au Québec à l’époque), et nombre de députés issus des circonscriptions canadiennes françaises ont voté contre ce qu’on appelait alors la confédération.

Néanmoins, après 1867, le Québec espérait tout de même récupérer une autonomie plus grande et se libérer en partie des chaines de l’Acte d’Union de 1840. Malheureusement, le Québec a été systématiquement minorisé, et l’usage de la langue française a été sauvagement réprimé partout où cela était possible au Canada. Le bilinguisme officiel, d’une hypocrisie sans nom, a contribué, avec la politique du multiculturalisme, à la régression du fait français en Amérique. Autrement dit, la fédération canadienne est l’héritage de Lord Durham, qui voulait faire de nous de loyaux sujets de Sa Majesté. Aujourd’hui, votre drapeau symbolise votre volonté et celle de vos prédécesseurs de faire de nous de loyaux sujets du Canada, de gré ou de force.

Mais revenons à l’outrage. C’est qu’en 1839, le 15 février justement, des patriotes québécois ont été pendus par les soldats de Sa Majesté pour avoir revendiqué les valeurs démocratiques dont vous vous réclamez aujourd’hui. Si vous ne connaissez pas très bien cette sombre page de notre histoire, comme je le soupçonne, je vous conseille vivement le film 15 février 1839, du réalisateur Pierre Falardeau. C’est la mémoire des patriotes qu’il faut honorer le 15 février, et non le drapeau de l’asservissement. Ils voulaient que leurs compatriotes puissent se gouverner librement. Ils voulaient l’indépendance plutôt que la dépendance. Ils ont pris les armes pour se défendre lorsque l’armée britannique les a attaqués et ils ont été sauvagement massacrés. Le drapeau du Canada symbolise aujourd’hui ce déni de démocratie. Le Canada est une prison dont vous et votre frère spirituel Stéphane Dion pensez avoir verrouillé les portes avec la Loi de clarification.

L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs, mais la guerre n’est pas encore finie. Comme le dit Chevalier de Lorimier dans le film au soldat britannique qui le regarde mourir : « maintenant, c’est votre tour d’avoir peur ». Si j’étais à votre place, Monsieur Harper, c’est vrai que j’aurais peur. Vous avez tout à perdre. Pour vous rassurer, vous allez sans doute continuer de brandir votre drapeau le 15 février dans l’espoir de faire oublier aux Québécois qui ils sont et d’où ils viennent. Mais ma lettre a justement pour but de vous rappeler que « je me souviens ».

Bernard Desgagné

Gatineau, Québec

cc principaux médias du Québec, Jean Charest, Lawrence Cannon, députés du Parti québécois et députés du Bloc québécois

February 10

La guerre secrète contre l'indépendance du Québec

Un petit documentaire sur les activités de la GR et des renseignements canadiens contre les indépendantistes au Québec. À voir absolument.
 
Bonne écoute!
Alain
 
 
February 08

Surréalisme électoral

Surréalisme électoral...
Tribune libre de Vigile, jeudi 8 février 2007

Toute l’agitation autour de la candidature de Bernard Drainville a quelque chose de surréaliste.

Tout d’abord, les partis politiques. Il semble que tant au PLQ qu’à l’ADQ, on ait l’habitude de confier des secrets de campagne à des journalistes en espérant que ces derniers se taisent. Les deux partis soutiennent que Drainville aurait eu, en tant que journaliste, accès à de l’information privilégiée qui serait maintenant « sur le bureau de Boisclair » selon notre impayable Dumont.

Où espérait-il que l’information allait se retrouver ? Son attaché de Presse parlait avec un journaliste, qui en général est payé pour diffuser l’information qu’il recueille non ?

En ce qui concerne le côté éthique de l’affaire, je ne vois sincèrement pas en quoi un journaliste qui devient candidat pour un parti politique ferait preuve de moins d’éthique qu’un ancien ministre qui devient commentateur politique. Que Jean Lapierre et la GG démissionnent, j’appuierai alors un retrait de la candidature de Drainville.

Alain Rivet